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de mars à avril 2013

27.02.13

Minisun premier 6 ans, dans la voiture :

- "et ben maman moi je sais comment papa et toi vous faisez les bébés.

Moi, avide (et un peu inquiète) de son explication :

- "ah ?"

- "c'est à cause que vous faîtes des câlins"

(c'est trop chou) Moi, voulant tout de même éclaircir ce "câlin" histoire qu'il n'y ait pas méprise :

- "Oui chéri mais tu sais c'est un câlin spécial pour faire les bébés, entre adultes amoureux"

Silence de Minisun premier...jusqu'à :

-"Oui mais maman comment on fait les câlins spécial ?"

Aïe !! ça m'apprendra !

-"euh, ben, euh...c'est compliqué chéri, tu es encore un enfant (ouh si petit !!!)...c'est un câlin d'adulte, je t'en parlerai quand tu seras un peu plus grand et que tu pourras bien comprendre. 

A cet instant Minisun deuxième s'est manifesté "oh des vaches !!" ; merci à lui pour cette diversion salvatrice !

01.03.13

Moi, à mes Minisun :

- "comment on va l'appeler cette petite soeur ?"

Minisun premier me propose deux prénoms, l'un d'une copine de sa classe, et l'autre de son amoureuse. Je lui explique que ces prénoms sont très jolis mais qu'ils ne me plaisent pas assez pour mon bébé fille.

Ce sur quoi Minisun deuxième, en pleine réflexion, me lance (avec l'oeil plein de malice) :

- "euh, nutella ! et pâte à modeler ! "

(Moi qui aime les prénoms en A)

Après quelques rires nous voilà partis à délirer, les Minisun ont des idées à revendre. Petite soeur pourrait alors s'appeler  : courgette, porte, marcelline, framboise, voiture, chaussette pourrie, arbre, mouche qui pète, doudou, grenouillette, salade, frite...Vous remarquerez la diversité des propositions...

On a bien rit...mais le prénom n'est toujours pas choisi, on la câlinera dans 2 mois...

Un soir en mars, sur le canapé

Je regarde mon ventre rond, je le caresse...

et puis j'entends les rires de mes enfants,

et leur dialogue absurde et les jouets qui volent...

et je pense à mon chéri, époux amant ami...

et je sens les délicats mouvements de mon bébé, de ma fille...

et je vois les vagues sur ma peau, et je la touche, doucement.

Je souris et je pleure...je suis heureuse...

lundi 8 avril 2013

Je n'ai pas dormi, j'ai passé la nuit en larmes, la nuque "paralysée" par une douleur atroce. Aux moindres micro-mouvements, au moindre souffle, à la déglutition, elle irradie le côté gauche de mon cou jusque dans l'oreille et la tempe. Je m'occupe des enfants tant bien que mal, je les emmène à l'école, le cou maintenue par une minerve, je prends rendez-vous chez le kiné.

Et pour la première fois (depuis mon adolescence), je passe l'après midi allongée sur mon canapé (malade ou enceinte, je ne me suis jamais accordée tant d'inactivité). Je rage de tout ce que j'ai à faire dans ma maison, je suis dans l'incapacité de tenir un bouquin pour lire, d'écrire ou même de tapoter sur le net...

Accepter pour une fois de ne pas "assurer et assumer en toutes circonstances" est si cruel pour moi. Mais je ne peux que me rendre à l'évidence, ma douleur est telle qu'elle achève mon mental de battante. Alors je regarde (du moins je vois à travers mes larmes) à peu près toutes les chaines télé. J'ai bien trop mal pour juger de l'inintérêt des programmes que je subis.

Je n'écris pas ceci pour me plaindre, je souhaite dire simplement, consciente qu'il y a des douleurs bien plus grandes en ce monde...

Vendredi, je vais mieux mais reste prudente...quoique...demain, samedi nous faisons 400 km pour faire la bringue près de Paris, sans les enfants, mais avec mon ventre de 8 mois...